Je continuerai de croire

juillet 17, 2016

Après les événements survenus à Nice, il est intéressant de parler de sujets comme l’amour et l’éducation. La violence prend racine dans l’enfance et nous avons souvent du mal à comprendre le lien direct. La colère est le sentiment le plus présent face un événement comme celui-ci. Nous avons envie de délivrer un message d’espoir et de possibles aujourd’hui. Nous avons le droit de ressentir de la colère, de l’incompréhension, du désespoir. Mais nous avons le choix entre réagir ou agir. Comme le dit le dalaï Lama  » change en toi ce que tu veux voir changer dans le monde ».

Se nourrir d’amour bienveillant:

Nous sommes souvent traités d’égoïstes lorsque nous disons que nous allons prendre soin de nous- mêmes. La notion d’amour bienveillant est au contraire étendue à nous-même mais aussi aux autres. Si nous commençons par nous accorder de la compréhension, du non jugement à nous-mêmes, nous aurons ensuite la capacité de transmettre cette bienveillance à l’autre. Il n’est pas toujours facile de ressentir cette bienveillance lorsque nous avons été blessés. Nous sommes souvent portés à nous juger sévèrement. Nous sommes la plupart du temps plus compréhensibles lorsqu’il s’agit des autres. Il y a une confusion entre  nombrilisme et pratique d’un travail sur soi-même. Un travail sur soi-même inclus pour moi les autres puisque nous sommes tous interdépendants. Lorsque nous travaillons à l’amélioration de notre moi intérieur, c’est la société toute entière qui bénéficie de notre changement et de notre bienveillance.

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L’acceptation radicale des émotions:

Nous avons tous des émotions et encore plus lorsqu’un événement traumatique survient. Nos émotions sont souvent refoulées, reléguées au second plan. La société nous dit qu’il faut être fort; nos parents nous inculquent qu’il faut souffrir pour être heureux, que c’est normal et qu’il ne faut pas se plaindre. Mais attention : le fait de refouler nos émotions peut être nocif pour notre santé parce que cela créée des maux au corps. Si nous acceptons de vivre inconditionnellement nos émotions, nos ressentis, nos peurs, au fur et à mesure nous nous sentirons plus vivants. Si nous occultons nos émotions, nous nous comportons alors comme des robots; par conséquence, cela nous conduit à des comportements agressifs et violents envers les autres et nous-mêmes. La mindfullness et les thérapies ACT sont deux pistes à explorer. Apprendre à surfer sur la vague de la vie s’apprend.

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L’éducation:

Un enfant est dans l’instant présent, dans la bienveillance et la candeur. Un jeune enfant a spontanément le désir de venir en aide à l’autre, de coopérer avec l’adulte. Mais très rapidement, l’éducation et la scolarité le conditionnent autrement. Un enfant écouté,  respecté dans ses besoins et dans ses émotions aura plus de chance de devenir un adulte bienveillant. Et si les racines de la violence trouvaient leur source dans l’enfance? Un enfant prend modèle sur nous, les adultes, non pas sur ce que nous disons mais sur les actes que nous effectuons. Les enfants nous apprennent tellement; ils sont des maîtres fantastiques. Alors oui, ça demande un gros travail personnel, il est nécessaire de revenir sur notre histoire, nos conditionnements, nos dogmes. Et nous devons remettre beaucoup de choses en question mais c’est nécessaire pour amorcer un changement en soi; et sur un plan élargi : pour aider le monde à aller mieux, à changer, à devenir plus altruiste. Nous sommes aussi acteur de ce changement puisque nous transmettons les bases de la confiance en soi, du respect, de la communication à nos enfants. Que nous soyons éducateurs ou parents, nous avons un rôle à jouer. Nous étions tous des enfants plein de joie, de bienveillance et de volonté à coopérer? Pourtant, aujourd’hui nos coeurs sont en colère. Et si nous transformions cette énergie en quelque chose de positif? En élan d’humanité.

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L’instant présent:

Lorsque des événements terribles surviennent,  nous éprouvons encore plus l’urgence de vivre. Je crois que ce que nous pouvons faire aujourd’hui de plus extraordinaire : c’est profiter de la vie. Nous pouvons nous écarter de tous les obstacles que nous mettons à nos rêves. Nous avons le droit d’avoir de l’espoir et de croire en demain. Lorsque nous sommes sous la douche, nous pensons déjà à l’après. Et si nous changions de façon de penser? Si nous invitions gentiment notre cerveau à se focaliser sur nos sensations. Si nous sentions l’eau couler sur notre peau et si nous étions là, juste là. Bien sûr le petit singe qui est dans notre tête est toujours là mais nous l’invitons doucement à se focaliser sur notre respiration. Et puis le petit singe se calme et soudain, il s’agite à nouveau et nous le suivons comme si nous regardions un écran de télévision. Cet entrainement nous aide à voir les choses différemment. Nous pouvons faire un petit exercice : chaque soir nous pouvons discuter de ce que nous avons aimé dans la journée avec notre conjoint, nos enfants avant d’aller nous coucher. Ce petit rituel du soir nous conduit à la gratitude.

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